Archive de la catégorie ‘Aux bannis de note2be’

Décision à partir du 25 février.

Samedi 16 février 2008

Le juge des référés du TGI de Paris examinera le 25 février à 10H00 l’assignation déposée par le Snes-FSU et la FSU contre le site note2be.com.

Le Snes-FSU a d’ailleurs demandé son soutien à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Ce site, ajoute le syndicat, porte « atteinte au respect de la vie privée » car les noms, lieux d’exercice professionnel et domaine d’exercice y sont publiés.

La décision sera rendue dans les heures ou les jours qui suivront l’audience.

N’oubliez pas la pétition du CPRLIL

Samedi 16 février 2008

Le CPRLIL (Collectif Pour le Respect de la Loi Informatique et Libertés) a envoyé le 15 février la pétition « Pour le respect de la Loi informatique et Libertés » signée par 2500 personnes. Vous en trouverez le lien ci-dessous :

http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-de-la-loi-informatique-et-libertes—signez-contre-Note2be-petition-petitions-f1ec7dfbea8dee742eb50bb12d686800.html

Ce soir, la pétition compte déjà plus de 3200 signataires. N’oubliez pas d’y ajouter votre nom.

Publicités sur note2be

Vendredi 15 février 2008

Deux régies publicitaires de grande envergure ont déjà mis fin, l’une après l’autre, à leur partenariat avec note2be. C’est un échec notable pour le site, qui s’obstine malgré tout.

Communiqué de la CNIL

Jeudi 14 février 2008

Voici le communiqué de la CNIL relatif à note2be.com :

Saisie de 17 plaintes et de plus de 160 signalements relatifs au site internet « note2be.com », qui propose aux élèves de noter leurs enseignants, la CNIL a utilisé les pouvoirs que lui confèrent la loi « informatique et libertés» du 6 août 2004. Elle a ainsi effectué en urgence, en vertu de l’article 44 de la loi « informatique et libertés », un contrôle sur place le mercredi 13 février.

Trois collaborateurs de la CNIL se sont donc déplacés dans les locaux des responsables du site.

L’instruction de ce contrôle est actuellement en cours et permettra d’apprécier la conformité de ce site au regard de la loi « informatique et libertés ».

La CNIL rendra publiques les suites données à cette affaire le 6 mars prochain. Ce délai est rendu nécessaire par le respect du principe du contradictoire.

Ce communiqué a fait l’objet d’une dépêche de l’AFP.

Il tombe au même moment que l’information suivante :

http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles/LE-COFONDATEUR-DE-NOTE2BE-COM-SE-RETIRE-DE-LA-COURSE-MUNICIPALE_296056582

(Merci Florian, Isa, Emmanuel et Couetpoule)

Professeurs vs. Note2be : Manche 3 – Le Snes va en justice

Jeudi 14 février 2008

Vous trouverez ci-dessous le tout dernier communiqué de Presse du SNES-FSU, qui passe à l’action en assignant en référé les responsables du site note2be.com.

*Le snes-fsu attaque Note2be *

Devant la provocation insupportable que constitue le site note2be, et compte tenu de l’inertie des pouvoirs publics que le SNES a pourtant publiquement interpellés, ce dernier a décidé d’assigner en référé les responsables du site devant la justice, afin qu’il soit mis un terme à ce qui apparaît comme un trouble manifestement illicite à l’ordre public.

Ainsi le SNES a-t-il demandé à ses avocats de prendre en charge des demandes de collègues dont le nom figure sur le site en cause, et sera, ainsi que la FSU , aux côtés des enseignants plaignants, dans le but de défendre les intérêts généraux de la profession.

Le SNES demande solennellement au Ministre de l’Education nationale de se porter aux côtés du SNES et de la FSU , mais surtout de l’ensemble de la profession dans cette action contentieuse.

Rien n’interdirait non plus à la CNIL d’en faire de même.

Médiatisation de note2be : phase 2

Jeudi 14 février 2008

RMC, BFM, Europe 1… Stéphane Cola contre-attaque en assurant à son site la plus grande médiatisation possible. Nous nous refusons à vous infliger le compte-rendu de l’une de ses interviews fastidieuses, où il assène à longueur de temps que son site est légal, déontologique et constitue un apport de plus à la survie de l’humanité qui n’en pouvait plus de l’attendre.

Jusqu’à aujourd’hui, nous vous donnions le copié-collé d’un article du monde.fr, dont nous continuons à pernser qu’il est très bien fait. Nous espérons que le fait d’indiquer le lien où vous pourrez consulter cet article ne choquera personne :

Zéro pointé pour un site de notation des professeurs – http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/02/14/zero-pointe-pour-un-site-de-notation-des-professeurs_1011044_651865.html?xtor=RSS-3208

L’article est d’Olivier Dumons, et se trouve être équilibré, objectif et honnête.

Bonnes nouvelles !

Mercredi 13 février 2008

Les nouvelles qui nous arrivent vont cette fois dans le bon sens !

Nous vous laissons prendre connaissance de cet article, publié dans la rubrique « actualités » de Yahoo :

PARIS (AFP) – Le site internet « note2be.com », qui propose aux élèves de noter leurs enseignants en citant leur nom, provoque un vif émoi dans la communauté éducative, qui a reçu le « soutien total » du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, après l’avoir interpellé.

Mercredi, au total six plaintes et 160 signalements ont été transmis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) à l’encontre de ce site, a précisé l’autorité administrative indépendante qui instruit le dossier depuis lundi.

Le créateur du site, Stéphane Cola, figure par ailleurs sur la liste de Pierre Lellouche, candidat UMP dans le VIIIe arrondissement parisien, dont il est le directeur de campagne, mais il s’agit de « deux activités totalement distinctes » a-t-il déclaré.

Créé fin janvier en référence directe au rapport Attali, qui préconise l’évaluation des fonctionnaires par les usagers, note2be.com avait choisi un slogan choc, « Prends le pouvoir, note tes profs! », aujourd’hui disparu.

Il invite les élèves à donner une note entre 0 et 20, pour juger si un enseignant est « intéressant », « clair », « disponible », « équitable », « respecté » et « motivé », à étayer ou échanger leurs points de vue dans un forum de discussion.

« Exercice réducteur et dangereux », « dénonciation gratuite », « antithèse de l’éducation », « lynchage public des personnels », « démagogique et immoral », « escroquerie choquante »: les noms d’oiseaux ont fusé depuis une semaine, émanant des syndicats enseignants toutes tendances confondues, mais aussi des parents de la FCPE (gauche) et des lycéens de l’UNL.

Un blog de « résistance », intitulé « contrenote2be.com », a mis en ligne une pétition (plus de 1.300 signatures mercredi à 16H00), demandant à M. Darcos et à la Cnil de contraindre les animateurs du site incriminé à « respecter la vie privée et à se mettre en conformité avec la loi informatique et liberté, qui protège l’usage informatique des données personnelles ».

Concrètement, la Cnil pourrait adresser un avertissement ou une mise en demeure, puis, en l’absence de changement, une sanction pécuniaire (jusqu’à 300.000 euros), si elle jugeait note2be.com non conforme à la loi.

De leur côté, les syndicats enseignants ont tous, dans des communiqués distincts, sollicité la « protection » du ministre.

Concrètement, les fonctionnaires de l’Education nationale peuvent demander aux recteurs une « protection » s’ils sont menacés, victimes de violences, d’insultes, de voies de fait en raison de leur fonction, qui se traduit le plus souvent par la prise en charge des frais de justice.

Mais au-delà, c’est une condamnation claire du principe qu’attendent les enseignants.

« Aucun homme politique de gauche comme de droite ne s’est clairement exprimé », a déploré mercredi le Snalc-CSEN, classé à droite et le premier à être monté au créneau, s’interrogeant sur « un corps professoral sans cesse attaqué et soumis, lui, au droit de réserve ».

« On en parle moins que de la gifle (pour laquelle un professeur du Nord est cité à comparaître le 27 mars, ndlr) mais, avec tout ce qui s’est dit sur l’évaluation, les déclarations de Rocard, la commission Pochard, il y a l’idée d’une suspicion vis-à-vis des enseignants, un climat favorable à ce genre d’initiative », a renchéri Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU (majoritaire).

Dans un communiqué, le ministre a fait savoir mercredi en fin d’après-midi qu’il avait entendu l’appel: il a condamné « avec fermeté » les activités du site et assuré apporter « son soutien total aux enseignants ».

P.S.: On regrettera l’erreur diffusée dans la dépêche de l’AFP, qui a écrit contrenote2be.com au lieu de contrenote2be.unblog.fr ! Mais cette erreur ne déplaira sans doute pas à certains.

Réactions officielles

Mercredi 13 février 2008

1) La réaction du Snalc

Le Snalc, reconnu par la presse comme « le premier à être monté au créneau » dans l’affaire note2be, a apporté un soutien sans faille à la pétition lancée contre note2be.com et à la lettre ouverte envoyée au ministre. Il est également le premier syndicat à avoir saisi la Cnil, et ce pratiquement dès l’ouverture du site. La rapidité et la force de son action sont indéniables sur ce dossier.

La rubrique actualités du Snalc (http://www.snalc.fr/actu_agenda.tpl) comporte plusieurs communiqués relatifs à note2be, et nous vous invitons naturellement à les consulter. Parmi eux, en voici un qui met l’accent sur l’absence de réaction des hommes politiques, qu’on a déjà vus plus prompts à s’exprimer sur les problèmes rencontrés par d’autres corps de métiers.

Note2be.com : à quand une VRAIE réaction politique?

Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté chez les professeurs des lycées et collèges, constate avec regret que note2be.com est de retour sur le net.
Malgré ses nombreuses actions et interventions, le SNALC-CSEN constate qu’aucun homme politique, de gauche comme de droite, ne s’est clairement exprimé sur ce site controversé qui fait l’objet de nombreuses réclamations et d’un contrôle de la Commission Nationale Informatique et Libertés, contrôle initié par le SNALC-CSEN le 5 février dernier et demandé hier par un autre syndicat important.
Le SNALC-CSEN aimerait bien comprendre comment nos dirigeants peuvent ignorer les conséquences de telles pratiques sur un corps professoral sans cesse attaqué et soumis, lui, au devoir de réserve. 
Le SNALC-CSEN aimerait bien comprendre comment nos dirigeants peuvent ignorer la souffrance qu’endureront un professeur et sa famille, pour des mauvaises notes jetées à la vindicte populaire.
Le SNALC-CSEN aimerait bien comprendre comment nos dirigeants peuvent ignorer les dérives possibles de ces notes « pédagogiques », du délit de sale gueule aux sentiments aux pires relents…
Dans la longue attente du relevé de conclusions de la CNIL, le SNALC-CSEN encourage les professeurs à signer massivement la pétition initiée par contrenote2be.unblog.fr, et demande instamment à tout professeur cité sur note2be de faire valoir  son droit de suppression.
Le SNALC-CSEN en appelle à tous les républicains, s’il en reste, pour leur demander de sauver l’Ecole de la dérive anglo-saxonne dans laquelle l’enlisent ces irresponsables qui souvent, lui doivent tout.
                                                                                                      Paris, le 13 février 2008

2) Communique de presse SNES-Fsu

Le SNES (Fsu) a publié le 12 février le communiqué de presse suivant, qui fait suite au communiqué paru dès le 06 février 2008 :

« Note2be »

Le site web « note2be » ouvert depuis plusieurs jours permet aux élèves de noter en ligne leurs enseignants nominativement. Cette évaluation publique fondée sur des jugements personnels et subjectifs ouvre la porte à tous les excès et risque vite de s’apparenter à une dénonciation publique, voire la diffamation.

De nombreux collègues ont alerté le SNES constatant la facilité avec laquelle chacun peut écrire n’importe quoi sur n’importe qui. La Fsu a manifesté le 6 février sa forte désapprobation devant ce qui ressemble à un « lynchage public » et s’est adressée au Ministre pour qu’il examine les mesures à prendre.

Le 12 février le site continue de fonctionner.

Le SNES réinterpelle le Ministre sur cette question, tenu en tant qu’employeur de protéger les personnels, et en attendant une réaction de sa part, prend la décision de saisir la CNIL.

Paris le 12 février 2008

 

3) Réaction du ministre Xavier Darcos

Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a pris connaissance de l’information relative à l’existence du site Note2be, sur lequel des professeurs de l’Education nationale sont nominalement évalués et notés par des élèves.

Le ministre condamne avec fermeté l’ouverture de tels sites et tient à rappeler que l’évaluation des professeurs et leur notation sont du ressort exclusif de l’Education nationale et plus précisément, des fonctionnaires habilités pour le faire : les inspecteurs et les chefs d’établissement.

La CNIL a déjà été saisie de l’existence de ce site. Lorsque son avis sera connu, le ministre prendra les mesures qui s’imposent.

Dans l’attente, il apporte son soutien total aux enseignants dont la mission difficile ne saurait  faire l’objet d’atteintes anonymes sur Internet.

Du collectif pour le respect de la Loi Informatique et Libertés

Mercredi 13 février 2008

Vous trouverez ci-dessous un message du Collectif Pour le respect de la Loi informatique et Libertés :
Voici la lettre que nous allons adresser aux Minsitres de l’Education Nationale, de la Fonction publique, de l’Intérieur et des Droits de l’Homme.

SI vous avez des suggestions, faites vite.

______________________________________________

Collectif
Pour le respect de la Loi Informatique et libertés

Monsieur le Ministre de l’Education nationale,
Monsieur le Ministre de la Fonction publique,
Madame le Ministre de l’Intérieur,
Madame le Ministre des Droits de l’Homme,

Au nom des mille premiers signataires, enseignants, personnel de l’Education nationale, professeurs du premier et du second degré, enseignants à l’université, parents d’élèves ou simples citoyens ayant signé la pétition mise en ligne le 10 février dernier sur le site http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-de-la-loi-informatique-et-libertes—signez-contre-Note2be-petition-petitions-f1ec7dfbea8dee742eb50bb12d686800.html

Au nom de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 qui garantit le respect de la vie privée,

Nous venons vous demander votre soutien pour obtenir la fermeture du site note2be qui diffuse à ce jour plusieurs centaines de noms d’établissements scolaires du premier, du second degré et de l’enseignement supérieur, permettant à quiconque d’y répertorier le nom des enseignants y exerçant et de divulguer sur un forum de discussions des renseignements personnels non contrôlables concernant des agents de l’Etat. De la même façon, nous exigeons la mise en conformité avec la loi de tous les sites fonctionnant sur le même principe, permettant la diffusion de l’identité de personnes sans leur accord préalable.

En vous faisant confiance pour réagir au plus vite, avant que fleurissent des sites où l’on pourra noter nos infirmiers, nos médecins ou nos policiers,
Acceptez de recevoir, Madame le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Collectif Pour le respect de la loi informatique et Libertés.

 

Pensez également à signer la pétition contre le site note2be à l’adresse suivante :

http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-de-la-loi-informatique-et-libertes—signez-contre-Note2be-petition-petitions-f1ec7dfbea8dee742eb50bb12d686800.html

 

 

Un mois et demi

Lundi 11 février 2008

Nous sommes le 11 février 2008.

La Cnil estime pouvoir rendre ses conclusions dans un mois et demi.

Elles devraient être défavorables à note2be, qui a bel et bien enfreint l’article 7 de la loi Informatique et Liberté.

 

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