Note2be, informatique et liberté

10 février 2008

A propos de note2be et de la Cnil, le vice-président du Snalc-CSEN nous a fait l’honneur de nous transmettre un grand nombre de remarques, ainsi que des renseignements pratiques et utiles. Nous en citons plusieurs extraits ci-dessous, avec l’accord de l’auteur : 

1) « Le SNALC-CSEN a engagé une procédure le 5 février visant à faire contrôler par la CNIL la légalité de note2be : il est possible que cette action ait entraîné quelques désagréments pour l’hébergeur de note2be… »

2) Si votre nom apparaît sur note2be, il existe trois moyens d’action distincts :

A - Vous pouvez  »utiliser le droit de réponse inscrit dans la Loi du 21 juin 2004  pour la Confiance dans l’Economie Numérique et son Décret d’application, dont peut bénéficier toute personne citée sur un site. »  »En clair, il faut écrire au directeur de publication du site (et/ou à l’hébergeur) pour lui intimer de vous accorder un droit de réponse sous 3 jours. Si cela n’est pas fait au terme de ces 3 jours, il faut mandater un huissier et aller en justice. Il n’y a pas de jurisprudence à ce jour pour commentaires portant sur des notes chiffrées  attribuées, mais c’est une procédure viable. »

B – Vous pouvez « faire valoir le Droit de suppression sur tout site (loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004), en demandant au directeur de publication  (et/ou à l’hébergeur) d’effacer immédiatement votre nom de la liste ainsi que toutes les données vous concernant. C’est seulement par la suite, si le directeur de publication n’a pas obtempéré, qu’il faut déposer une plainte auprès de la CNIL. »

C – Vous pouvez  »demander à avoir accès aux informations, à TOUTES les informations vous concernant (notes, appréciations, commentaires …) : cette action peut également être suivie d’un dépôt de plainte auprès de la CNIL, si ces informations ne sont pas transmises. » Vous trouverez ci-dessous une lettre-type de demande de ce droit d’accès

Remarque : dans les deux cas où l’on peut saisir la CNIL, une étape préalable doit avoir été effectuée (demande de suppression ou demande d’accès aux informations).

Ajoutons que, selon notre même source, mettre son propre nom délibérément sur note2be puis attendre les zéros pour porter plainte paraît « illusoire dans la mesure où la diffamation est juridiquement très difficile à prouver », et que le zéro ne sera pas forcément considéré comme diffamation pure.

Nous remercions chaleureusement M. Le vice-président national du Snalc-CSEN, qui nous a donné l’autorisation de reproduire sur ce blog tout ou partie de son message.

Nous reconnaissons bien volontiers, selon ses propres termes, que l’opposition à un site comme note2be « dépasse très largement les clivages syndicaux », et nous appelons l’ensemble des syndicats à continuer à nous faire part de leurs actions et de leurs réactions face au développement apparemment inexorable de note2be. Rappelons que bon nombre de professeurs sont fermement convaincus qu’un tel site est illégal, alors même que les créateurs du site mettent en valeur leur pleine et entière connaissance du droit français. Il est donc plus que jamais nécessaire que l’information au sujet de note2be soit la plus complète possible, afin que chacun soit conscient de ses droits face à une telle initiative.

Pour terminer, voici quelques exemples de documents à rédiger pour chacune des trois hypothèses :

A – Demande de droit de réponse (à envoyer au directeur de publication du site et à son hébergeur)

Objet : Demande d’un droit de réponse

Madame, Monsieur, 

Conformément aux dispositions de la Loi du 21 juin 2004  pour la Confiance dans l’Economie Numérique et du Décret d’application n°2007-1527 du 24 octobre 2007, je vous prierai  de bien vouloir m’accorder un droit de réponse concernant  [références du message vous concernant, ses conditions d’accès sur le net et, s’il est mentionné, le nom de son auteur. Préciser s’il s’agit d’un écrit, de sons ou des images. Reprenez les passages contestés et donnez ensuite la teneur de la réponse que vous souhaitez voir apparaître sur le site] [La réponse : par écrit absolument. Elle est limitée à la longueur du message qui l’a provoquée ou, lorsque celui-ci ne se présente pas sous une forme alphanumérique, à celle de sa transcription sous forme d’un texte. Elle ne peut pas être supérieure à 200 lignes] 

Je vous prierai de mettre cette réponse à la disposition du public dans des conditions similaires à celles de la note me mettant en cause, et cela dans un délai de 3 jours à réception de ce courrier, conformément à la Loi et à son décret d’application. Dans le cas contraire, je me verrai obligé de faire constater l’infraction par voie d’huissier et de donner les suites nécessaires à cette affaire.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. 

B – Demande de suppression ou de modification de données nominatives

Objet : Demande de rectification de données figurant dans un fichier

Madame, Monsieur,

Conformément aux dispositions de l’article 40 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, je vous prie de bien vouloir

-         Rectifier …….

-         Compléter ……..

-         Mettre à jour ………..

-         Effacer …………

Vous voudrez bien m’adresser copie de l’enregistrement ainsi modifié (alinéa 2 de l’article 40).

Pour faciliter le traitement de ma demande, je vous précise que … (à compléter si besoin)

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

C – Demande d’accès aux informations précises

Objet : Demande de droit d’accès aux informations contenues dans un fichier

Madame, Monsieur,

Conformément à l’article 39 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si des informations me concernant figurent dans vos fichiers informatisés ou manuels.

Dans l’affirmative, je vous demande de me faire parvenir une copie, en langage clair, de l’ensemble de ces données (y compris celles figurant dans les zones « bloc-notes » ou  « commentaires »).

Vous voudrez bien également me donner toute information disponible sur l’origine de ces données me concernant.

Pour faciliter le traitement de ma demande, je vous précise que … (à compléter si besoin)

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Si vos demandes n’ont pas abouti, vous pouvez saisir la Cnil en lui envoyant le document ci-dessous :

Objet : J’ai rencontré un problème concernant mon droit d’accès et je demande l’intervention de la CNIL

Monsieur le Président,

Je souhaite appeler votre attention sur les faits suivants.

J’ai exercé mon droit d’accès auprès de (à compléter) par courrier(s) du ………….. (cf copies ci-jointes).

(à compléter par exemple en indiquant à la CNIL à quelles dates vous avez effectué vos demandes, et, le cas échéant, quelles sont les réponses qui vous ont été faites)

C’est pourquoi je demande à la CNIL de ……………

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

 

L’adresse à indiquer est la suivante :

Monsieur le Président

CNIL

Service des plaintes

8 rue Vivienne – CS 30223

75083 PARIS Cedex 02

Ces documents nous ont également été transmis par M. le vice-président national du Snalc-CSEN, que nous remercions vivement pour son implication contre le site note2be, et pour l’envoi des nombreux documents et informations ci-dessus.

Nous invitons enfin l’ensemble des syndicats à continuer de nous indiquer leur position face à note2be, comme l’ont déjà fait le Snalc, Sud-Education et SE-UNSA en nous envoyant des messages de soutien.

Diffusion de Note2be : un premier bilan.

8 février 2008

Note2be s’installe insidieusement, doucement mais sûrement, dans le paysage virtuel et audiovisuel français. Stephane Cola a été interviewé ce matin sur RMC, mentionné cet après-midi par Thierry Guerrier (C à dire, France 5) lors d’une interview de la secrétaire générale du Snes, et surtout présenté comme « invité-mystère » ce soir dans l’émission de Laurent Ruquier (On a tout essayé, France 2)

La complaisance de Laurent Ruquier face ce site infâme ne laisse d’ailleurs pas de surprendre. Un chroniqueur contre (Gérard Miller), un chroniqueur pour, et l’animateur malheureusement très gentillet voire doucereux avec M. Cola, mis en vedette pour l’occasion.

Les présentateurs sont généralement sensibles à « l’humour » de ce site. Il faudrait selon eux prendre ce site « avec humour ». C’est oublier la censure dictatoriale qui a été exercée contre nous, qui avons été bannis de note2be. C’est oublier aussi les conséquences désastreuses que ces notations démagogiques peuvent avoir sur la vie d’un prof.

Au bout d’une dizaine de jours d’existence, note2be a « lâché » à plusieurs reprises devant le grand nombre de connexions dont il était la cible. Ces ratés sont-ils calculés pour créer un effet d’attente, ou bien sont-ils involontaires ? Ils relèvent en tout cas soit de la stratégie marketing du site (qui demande à chaque fois une adresse-mail pour recontacter les éventuels intéressés), soit de l’incompétence informatique (de nombreux autres problèmes sont apparus depuis le lancement du site).

Faudra-t-il qu’un professeur courageux donne son nom en pâture pour se voir attribuer zéro, puis porte plainte contre X pour diffamation ? Est-ce là le seul recours possible ? M. Cola rêve-t-il de cet événement, qui finira par arriver ?

Que penserait-on de la création d’un site similaire sur les médecins – « notetondoc.com » – avec leur nom, leur adresse et une note pour les évaluer ?

N’hésitez pas à vous prononcer sur la mise en oeuvre de ces deux hypothèses, qui pourraient se réaliser plus vite que l’on ne pense en l’absence de toute démarche de la Cnil contre note2be.com.

Nous signalons enfin une action initiée par la liste de diffusion « Les mots tocsin », disponible à l’adresse suivante : http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/notetesprofs_fevr2008.htm

Quelle honte !

8 février 2008

M. Cola vient de passer chez Laurent Ruquier, assénant contre-vérité sur contre-vérité !

1er mensonge : « 4000 profs » seraient notés sur son site !

Mais il s’agit pour bon nombre d’entre eux de faux profs, imaginés de toutes pièces, mais avec un nom plausible, par des professeurs qui s’y opposent !

 

2eme mensonge : La moyenne des vrais profs sur son site serait entre 14 et 15. Là encore, c’est inexact, les faux profs créés et inventés ont tous 20 ! Autrement dit, la moyenne de son site ne vaut rien du tout.

 

3eme mensonge, le plus grave : Les profs seraient paraît-il enthousiastes devant son idée !

Alors que nous avons été BANNIS de son forum ! Alors que les modérateurs de note2be ont passé des jours et des nuits à effacer les messages de ceux qui s’opposaient à note2be !

Comment cet individu peut-il se permettre de mentir à ce point !!!

 

Les mots manquent, et il faut espérer que note2be ne soit pas révélateur de ce qu’est le monde actuel.

Note2be sur Indymedia et France 5

8 février 2008

1- Voici tel quel un article du site indymedia  Paris ile de France. Suite aux commentaires qu’il a déclenchés à juste titre, cet article a été modifié.

« Lutte contre le site note2be.com, le site qui sabote l’école ! ! !

Ce site www.note2be.com

qui vient d’ouvrir en toute illégalité surfe sur la sarkozysme démago et propose aux élèves de donner des notes aux profs…

…Parce que l’école n’est pas une valeur marchande, parce que l’émulation capitaliste n’a rien à y faire, parce que note2be ne respecte pas le droit, élémentaire dans toute démocratie, de protection des données privées, parce que ce site est illégal puisqu’il n’a pas reçu l’autorisation de la CNIL (commission informatique et libertés)

 nous vous encourageons  [...] à saisir la CNIL à ce sujet. »

Le texte en italique ci-dessus n’est que le copié-collé de l’article paru sur Indymedia Ile de France (cela n’a pas toujours été perçu dans les commentaires ci-dessous). Nous l’avons modifié, car il proposait une technique de lutte inefficace.

Cela confirme deux choses :

- Vos commentaires sont importants pour nous.

- Le recours à des moyens juridiques semble la seule issue possible pour mettre fin à cette situation révoltante.

Nous avons d’abord pensé supprimer cet article, car il présentait une technique de lutte complètement inefficace (présentée dans le passage supprimé), mais nous ne l’avons pas fait pour ne pas faire disparaître les 89 messages actuels laissés par les utilisateurs.

Pour ce qui est du trollage, nous vous renvoyons aux posts ci-dessous, qui rappelle que nous y avons participé activement, et que nous encourageons toutes les bones volontés à le faire. Cependant, en raison du bannissement facile exercé par les modérateurs de note2be, cette technique est de plus en plus difficile à tenir.

2- France 5 a abordé la question du site note2be lors d’un entretien avec le Snes. La représentante du Snes a réaffirmé son opposition catégorique à l’existence d’un tel site.

Le modérateur de note2be craque.

8 février 2008

Panique et colère chez note2be.com. La moindre question d’une utilisatrice déclenche les foudres de Stéphane C*** qui s’emporte avec véhémence.

1) L’utilisatrice, nouvelle, demande un simple renseignement banal sur le forum de note2be.com :

Monsieur le modérateur (par MmeParitot, Vendredi 8 Février 2008, 00:04)

Bonsoir

Suite a l’annonce fait dans les médias ce jour je suis venu faire un tour sur votre site.
J’y suis depuis quelques minutes déjà et je vois des messages se faire effacer. En général ce sont des messages de personnes essayant de mettre en garde les jeunes contre certains points litigieux de la légalité de ce site.
Pouvez vous m’expliquer pourquoi tous ces messages disparaissent, je suis assez choquée de voir un espace reservé aux jeune sur lequel la liberté d’opinion soit autant controlée.
Je n’ai rien contre la notation des professeurs, en revanche je crains la censure.

2) La réponse du modérateur est cinglante, méprisante et agacée :

par note2be, Vendredi 8 Février 2008, 00:07

Message précédentMessage suivant

vous me fatiguez. ça fait des jours que nous répondons sur la légalité du site. il y en a assez ! cet espace n’est pas destiné à discuter de cela. il est fait pour échanger sur l’école. Mais manifestement ce n’est pas le sujet qui vous intéresse. nous si. je décide donc de banir les sujets qui abordent pour la 1000e fois des thèmes largement épuisés ici les jours derniers. satisfaite ?

3) La conclusion est simple :

Qu’on se le dise, note2be.com est destiné à dénoncer les sales profs et à critiquer le système éducatif. Son forum ne saurait donc en aucun cas le remettre en cause, et surtout pas répondre aux questions des utilisateurs !

Quel site sérieux !

Marchera ? Marchera pas ?

7 février 2008

Ce midi, impossible d’accéder au site note2be.com, qui affichait un message standard indquant que le nombre de connexions était trop haut pour ce site.

Rétabli dans l’après-midi, le site a de nouveau craqué. Les concepteurs, manifestemnt peu doués en informatique, n’avaient pas prévu un serveur suffisamment puissant pour accueillir toutes les connexions. Mentionné sur France Info ce matin, et dans liberation.fr hier, le site a connu une augmentation exponentielle de sa fréquentation.

Surprise ce soir : note2be a mis un message demandant de donner son adresse email pour que l’on soit recontacté lorsque le site sera reconstruit. Les concepteurs du site doivent se mordre les doigts : quel dommage que le site devienne connu maintenant, et qu’ils perdent énormément de visiteurs, qui voient que le site ne marche pas et ne reviendront peut-être pas.

Dernier changement : le site a été rétabli en milieu de soirée. Il s’est vraisemblablement adapté à la hausse de sa fréquentation. Il est temps de montrer que les professeurs sont capables de s’opposer à l’expansion de ce site, qui doit sembler inexorable aux yeux de ses créateurs.

Quoi qu’il en soit, la Cnil a-t-elle contribué à l’augmentation de la fréquentation ?

On espère le savoir très vite.

 

Médias

7 février 2008

Comme cela était malheureusement prévisible, note2be commence à devenir connu de manière nationale.

 Hier cité sur liberation.fr, il a été mentionné aujourd’hui même sur France Info (à l’heure où les élèves et les professeurs se rendent en classe…). Il y aurait également eu mention de ce site sur les chaînes d’information télévisées (LCI ou I-Télé ? mystère…)

Les professeurs ont voulu tuer l’oeuf dans la coquille, mais il semble maintenant quasi impossible d’empêcher la diffusion de ce site.

Heureusement, les concepteurs de ce sit apparemment très peu doués en informatique, n’ont pas prévu de serveur assez vaste pour accueillir toutes les connexions, et le site a sauté…

Les deux Gribouille vont-ils récidiver, ou le site restera-t-il à l’état de ruine ?

Affaire à suivre… 

 

Note2be : une semaine déjà

7 février 2008

 Pour celles et ceux qui nous rejoindraient en cours de route (ce blog affiche déjà plus de 120 commentaires, tous favorables à notre initiative), rappelons brièvement le déroulement des événements tels que nous les avons vécus :

Mardi 29 janvier – Création du site note2be.com

Samedi 02 février – La nouvelle parvient sur un salon de jeunes professeurs. Quelques élèves ont déjà commencé à mettre des noms de professeurs, en particulier dansle collège Chaptal (Paris 8e)

Dimanche 03 février, 15h -  Alors que la nouvelle se répand par internet dans le milieu enseignant, un professeur s’inscrit sur le site sous le pseudonyme de Louis XIV. Il y note ceux qu’il appelle « les grands de ce monde » (ATTALI Jacques, SARKOZY Nicolas, MARX Karl, POCHARD Jacques, etc.) et laisse un message d’anthologie sur le forum de note2be, où il se réjouit d’avoir pu noter, bien qu’il soit mort depuis bientôt trois siècles, les hommes illustres qu’il affectionne. L’idée est lancée : un deuxième utilisateur, sous le pseudonyme de Jules Ferry, se met lui aussi à inventer des noms farfelus : Mme Miss France, professeur d’esthétique sur l’île de la Réunion, M. Dieu, enseignant l’athéïsme à Paris I, ou M. TALON Achille, professeur de dessin au lycée Jean Main. Le mouvement s’accélère : les professeurs, qui parlaient de ce site entre eux, rejoignent les deux premiers internautes et, sans se concerter, se lancent un concours d’imagination et d’invention : ainsi apparaissent M. Obélix, professeur de sciences de la matière option Menhir, M. Dumbledore ou Mme ZARAI Rika.

 Dimanche 03 février, 19h – Alors que le site est rempli d’au moins 1000 noms de « professeurs » inventés, tous gratifiés d’un encourageant 20/20, les modérateurs du site interviennent. Il leur faut plusieurs heures pour nettoyer ce qu’ils appellent du « vandalisme » et du « sabotage ». Les professeurs découvrant l’intervention des « modos » se donnent l’alerte et reviennent en masse pour empêcher ce nettoyage et bombardent le site de Mme RYKIEL Sonia, professeur de couture, de Mme MORGAN, professeure au lycée Saint-Michel, ou de Mlle GRANDET Eugénie, professeure au lycée Balzac.

Du dimanche 03 février au jeudi 07 février – Voyant que leur site est décrédibilisé, et que les dégats sont énormes, les modérateurs décident de bannir un à un les professeurs inscrits sur leur forum. Il leur faudra plus de quatre jours pour effectuer ces bans, sans réel succès puisque les bannis reviennent sous différents pseudonymes, et snas pouvoir empêcher l’afflux massif de collègues venus noter M. CLAUDEL, professeur de catéchisme, ou M. BROSSARD, de l’école de la Savane.

Mardi 05 février – Ce blog est créé pour rassembler les bannis du site note2be, et se veut la plate-forme virtuelle la plus efficace pour lutter contre note2be. Il vient renforcer les prises de position des différents syndicats et des nombreux collègues indignés.

Note2be, une semaine déjà.

Note2be, une semaine de trop.

Note2be en Allemagne

7 février 2008

Voici un article venu du site Rue89. On y découvre que note2be s’inspire directement du site allemand spickmich.de QUI N’A PAS ETE SUPPRIME en Allemagne (critères débiles et notes nominatives…) et dont l’expérience inspire fortement note2be :

« Les jeunes Allemands notent leurs profs sur le Net
(De Berlin) Fini le temps où seuls les enseignants avaient l’insigne privilège de noter leurs élèves. Désormais, en Allemagne, les élèves peuvent eux aussi noter leurs enseignants.

Avancée démocratique dans une République fédérale si soucieuse de transparence et d’égalité? Non, ont dit beaucoup d’enseignants, qui se sont opposés avec véhémence au site Spickmich qui propose cette infernale machine à voter. Ce n’est pas par blessure d’amour propre ou par crainte d’être évalués que ces farouches professeurs ont rejeté cette entreprise mais plutôt par peur de voir le résultat de ces évaluations accessible aux millions d’internautes curieux.

Et en effet, plus de 200000 jeunes usagers se sont d’ores et déjà enregistrés auprès du site iconoclaste, qui n’a que six mois d’existence. Ils y ont noté et classé sur des grilles de cotation quelques 150000 enseignants. Tant et si bien que des profs mécontents sont allés demander à un juge de Cologne de limiter la marge de manœuvre des quatre audacieux fondateurs. « Les opinions de nos élèves rendues publiques sans notre consentement via internet portent atteinte à notre sphère privée », ont-ils, vainement, plaidé car, au nom de la liberté d’expression, le tribunal ne les a pas suivis.

Cette décision favorable de la justice permet au site de continuer à proposer aux scolaires qui le veulent de noter et classer leurs enseignants –dont ils ne donnent que le nom, la matière enseignée et l’établissement- selon neuf critères à pondérer de 1 (très bon) à 6 (très mauvais): branché/drôle, aimé, motivé, humain, relax, intéressant, facile pour l’examen, équitable dans la notation et… sexy. Une note totale permet ensuite de classer chacun des élus dans un palmarès.

Pour Heinz-Peter Meidinger, le président de l’association allemande des enseignants, ces critères d’évaluation formulés de cette manière ne signifient pas grand-chose. « Qu’un examen soit rendu facile ou non par un examinateur n’est pas un critère puisque c’est le curriculum de l’élève qui doit être apprécié », insiste-t-il pour souligner qu’il n’accorde que peu d’importance à ce système d’évaluation promu par les initiateurs du site.

Mais pour Wolfgang Hagemann, un psychothérapeute spécialiste du stress chez les enseignants et qui exerce dans un collège près d’Aix-la-Chapelle, le site présente un danger pour les enseignants car « il y a un manque de dialogue » et ceux-ci n’ont plus aucune protection face aux critiques que leurs élèves postent sur internet.

Ce problème a obligé Barbara Sommer, la ministre de l’Education du Land de Rhénanie-Nord-Westphalie, où le site est le mieux implanté, à déclarer publiquement que les résultats de ce site d’évaluation n’ont aucun impact sur l’évolution des carrières des enseignants. Elle a aussi prévenu que tout mobbing (discrédit) d’un enseignant serait poursuivi en justice.

Du côté des quatre étudiants créateurs de spickmich (idiomatisme intraduisible qui renvoie à la tricherie), c’est l’euphorie à la vue du succès croissant rencontré par leur site. Auto-financé, sans revenus publicitaires et d’accès gratuit, ils défendent leur création en soulignant que « c’est la première fois qu’une possibilité est offerte aux élèves de montrer aux enseignants ce qu’ils pensent de leurs prestations en cours ».

Mais ce vertueux optimisme n’est pas à l’abri des manipulations puisque, récemment, un enseignant de Hannovre, cultivant l’art du faux nez, s’est fait passer pour un collégien et a forcé les notes qu’il a attribuées à ses collègues enseignants. Au bout de quelques jours, sept d’entre eux se sont retrouvés parmi les dix premiers du palmarès des « meilleurs profs d’Allemagne ».

La galère de Nottoubix

6 février 2008

Bonne nouvelle : le site Nottoubix.com rame depuis déjà un certain temps.

Espérons que le navire de Kolastix est déjà en train de tanguer, et qu’on souke ferme chez Nottoubix - « mais qu’allaient-ils faire dans cette galère » ?

On attend impatiemment le banquet offert par la Cnil en fin d’album.

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